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La première Semaine de travail sur l’élaboration de la Stratégie Nationale de Développement de la riziculture au Tchad

Le riz constitue, au Tchad, la quatrième céréale après le blé, le maïs et le mil. Sa production a connu une croissance annuelle moyenne de 5% durant les dix dernières années Toutefois, malgré cette croissance, les changement d’habitudes alimentaires et l'urbanisation font que les besoins en riz deviennent de plus en plus important et la production locale n'arrive plus à satisfaire cette demande d'où le recours de plus en plus important à l'importation.

Le niveau de production en 2018 était de 260 000.tonnes contre un besoin de 460 000 tonnes soit un taux de couverture de près de 57%.  Selon les dernière statistiques, le niveau de consommation per capita est de l’ordre de 31,4kg et la préférence est avant tout portée sur le riz local pour raison de son goût. Cette dynamique est d’autant plus importante qu’elle valorise d’une part les efforts du producteur et d’autre part génère des emplois et améliore le niveau de vie des populations en zones rurales.

Pour permettre au riz de jouer son rôle création de richesse en milieu rural, le Tchad se doit de redynamiser la filière sur toute sa chaine de valeur afin d’accroitre la productivité et la production de riz de qualité et compétitif. Pour se faire, les hautes autorités ont décidé d'accélérer le rythme du secteur afin de doubler le niveau de production de 2018 en 2025 et de parvenir à l’autosuffisance en riz et de libérer un stock de sécurité d'ici 2030.

C’est dans ce cadre que s’inscrit l’élaboration d’une stratégie rizicole afin de permettre au pays de devenir autosuffisant en riz en 2030. C’est dans ce contexte que s'est déroulée la première semaine de travail consacrée à l’élaboration de la stratégie nationale de développement rizicole (tenue du 07 au 09 Aout 2019).  

Présidé par le Représentant du Directeur Général de l’Agriculture, cet atelier a vu la participation des principaux acteurs des maillons de la chaîne de valeur du riz au Tchad. L'objectif de l'atelier était à la fois le lancement des activités d’appui CARD au Tchad et l’élaboration de la nouvelle stratégie de riz.   

 

Résultats clés / Résultat. 

En termes de résultats, il convient de noter que les participants ont procédé à un diagnostic de la filière et ont réfléchi sur les différents scénarii à mettre en place pour permettre au pays d’atteindre son objectif d’autosuffisance en riz. Ces actions sont les préalables de l’élaboration du projet de stratégie pour le riz, qui devra constituer le cadre de référence pour toutes les interventions publiques en faveur du développement du secteur du riz. Son élaboration a suivi une approche participative impliquant tous les acteurs clés.

Les premiers résultats ont montré qu’il était nécessaire de créer une unité qui serait responsable du secteur du riz et surtout d’atteindre des niveaux de production de près de 681 000 tonnes de paddy en 2025 et de 1 400 000 tonnes en 2030. Pour ce faire, Il sera nécessaire de réhabiliter 10 000 ha de périmètres irrigués et de mettre en place 20 000 ha de nouveaux périmètres irrigués. En outre, il faudra œuvrer à la modernisation et à l’intensification des systèmes de production grâce à l’utilisation d’intrants respectant les normes agronomiques.

Il ressort des projections que si la stratégie en cours d’élaboration n’était pas mise en œuvre, le déficit en riz s'élèverait à 260 000 tonnes en 2030 (près de 100 milliards de FCFA de facture d'importation). Mais si la nouvelle stratégie était mise en œuvre, le Tchad pourrait atteindre l'autosuffisance en riz en 2030 et disposer d'un stock de sécurité de 220 000 tonnes.

Les impacts et les coûts de la nouvelle stratégie sont en cours d'évaluation. Cependant, il convient de noter que la stratégie pourrait être basée sur les actions en cours, dont l'examen actuel a montré qu'il y avait environ 5 projets actifs dans le secteur du riz.

 La stratégie retenue pour assurer une pleine implication de tous les acteurs est:

(i) le gouvernement se concentre sur son rôle régalien,                 

(ii) une plus grande implication du secteur privé dans la chaîne de valeur du riz et               

(iii) une approche de la demande par le biais d’une contractualisation ces acteurs le long de la chaine de valeur riz.                 

Actuellement, de nombreuses initiatives (5 projets) sont en cours ce qui permettra la mise en œuvre rapide de la nouvelle stratégie. 

Avec ces premières projections, il est prévu de poursuivre le processus afin de finaliser le document en Juin 2020. À cette fin, après les commentaires techniques, une deuxième semaine de travail sera organisée pour la détermination du coût et l'élaboration d’un plan d'action.  

 

Organization

Focal Point

CEEAC (ECCAS)

La Communauté Economique des Etats de l'Afrique (The Economic Community of Central African States)

 

COMESA

The Common Market for Eastern and Southern Africa

EAC

The East African Community

 

ECOWAS

The Economic Community of West African States

 

SADC

The Southern African Development Community

 

 

 

LA TROISIÈME SEMAINE DE TRAVAIL  SUR LA FINALISATION DE LA STRATÉGIE NATIONALE DE DÉVELOPPEMENT DE LA RIZICULTURE DE LA GUINÉE 

En Guinée, le riz constitue la base de l’alimentation de la population. Sa production a considérablement augmenté, passant de 1 465 700 tonnes en 2008/2009 à 2 340 000 tonnes en 2017/2018. Cette augmentation de la production est principalement due à une augmentation des superficies et des rendements. Cependant, il convient de noter que malgré ces bonnes performances, la production de riz local ne répond pas aux besoins de la population. Le déficit est comblé par les importations. Ces importations sont passées de 261 000 tonnes en 2010 à 604 000 tonnes en 2017.

Pour inverser cette tendance, la Guinée envisage de développer une deuxième génération de SNDR qui permettra au pays d'atteindre l'autosuffisance en riz. C’est dans ce contexte que s’est déroulée, du 1er au 5 juillet 2019, la troisième semaine de travail qui a réuni les principaux acteurs de la chaîne de valeur du riz. L’objectif de cette semaine de travail était de finaliser le projet de SNDR-II principalement à travers l’élaboration du plan d’action et du cadre logique, de la détermination du coût de la stratégie, des risques, des impacts et surtout de la stratégie mettre en œuvre pour la durabilité des actions. 

 

 

 

Résultats clés 

En termes de résultats, il convient de noter que les participants ont élaboré le projet de SNDR-II qui constitue le cadre de référence de toutes les interventions publiques pour le développement du secteur rizicole. Son élaboration a suivi une approche participative impliquant tous les acteurs clés.

L’objectif de cette stratégie est de produire près de 5 millions de tonnes de paddy. À cette fin, la production de paddy se fera sur une superficie cumulée de 1 442 858 ha, dont 200 000 ha de riziculture irriguée, 220 000 ha de bas-fonds et de mangrove et 1 014 286 ha de riziculture pluviale. Il est également prévu de promouvoir l’accès aux intrants (semences, engrais, fertilisants, etc.) par la subvention de 24 046 tonnes de semences améliorées. Pour ce qui est des engrais et des produits phytosanitaires, les quantités estimées pour atteindre les objectifs du SNDR-II sont 72 000 tonnes d’urée, 145 000 tonnes de NPK et 3 000 000 litres d’herbicides. Pour ce qui est de l’amélioration à l’accès des machines et aux équipements agricoles, l’accent sera mis d’une part sur l’accès à la propriété et d’autre part l’accès à la prestation (service de prestation privé). La production de paddy sera transformée grâce à l’implantation de 1 263 unités de transformation moderne. Pour terminer le circuit de distribution et de commercialisation sera amélioré à travers l’appui à la réalisation d’infrastructures de commercialisation, la mise à norme des infrastructures de stockage et la définition d’un label de riz.

D’un coût global d’environ 1,412 milliards de US$, son financement sera assuré par l’Etat, les partenaires techniques et financiers, les ONG et associations de développement, les communautés à la base et le secteur privé. Sa gouvernance sera assurée par une unité chargée de la coordination de la filière qui devra être créé.  

La mise en œuvre de la stratégie aura des impacts dans le développement socio-économique du pays. En effet, sur le plan économique avec la stratégie on notera une augmentation de la couverture des besoins de consommation de riz de l’ordre de 122 % à l’horizon 2030 et permettra d’améliorer la balance commerciale en procurant des gains de devises équivalents à 700 millions de US$.  Par ailleurs, le secteur privé sera fortement impliqué et près de 1000 nouvelles unités de transformation (toute taille confondue) seront créées en plus de celles déjà existantes. Enfin, près de 300 000 nouveaux emplois seront créés dans la filière au profit majoritairement des jeunes et des femmes.

La stratégie retenue pour une durabilité des actions mises en œuvre repose principalement sur : (i) la concentration de l’Etat sur son rôle régalien, (ii) une plus grande implication du secteur privé dans la chaine de valeur riz et (iii) une approche par la demande sous-tendu par une contractualisation des acteurs de la filière.

 Actuellement, de nombreuses initiatives en cours ou en formulation permettront la mise en œuvre rapide de la nouvelle stratégie. L'examen des projets dans le secteur montre qu'il y a 21 projets dont 9 projets en cours pour un montant de 20,52 millions de dollars, 6 projets en phase de lancement pour un montant de 268 millions de dollars et 6 projets en négociation pour un montant de 39,5 millions USD. 

L'analyse de la répartition des projets en fonction des différents segments de la chaîne de valeur du riz montre que 57% des projets concentrent leurs activités sur la production, la transformation et le renforcement des capacités. En outre, Il en est de même pour 72% des projets en démarrage. De plus, l'analyse indique que 35% des projets sont mis en œuvre dans la zone prioritaire de la SNDR-II à savoir la Basse Guinée.

Le projet de SNDR-II sera soumis pour avis et observations aux membres du Comité Directeur de la CARD et aux Partenaires techniques et financiers avant l’organisation d’un atelier de validation national. Tout ce processus devra être finalisé avant octobre 2019 afin de permettre au Secrétariat de la CARD démarrer son appui pour l’élaboration des notes conceptuelles.  

 

La première semaine de travail sur la révision de la Stratégie Nationale de Développement du Riz au Niger

Le riz constitue la troisième céréale après le mil et le sorgho tant du point de vue de la superficie que de la production, néanmoins la production locale joue un rôle assez réduit dans l’approvisionnement en céréales du pays (2% de la production céréalière nationale de 2018). Par contre la consommation de riz au Niger est passée de 18 kg/an/habitant (période 2010-2017) à 20,4 kg/an/habitant à partir de 2018, ce qui fait varier le besoin en riz de 257 434 tonnes en 2010 à 435 150 tonnes en 2018 (soit une progression moyenne de 22 215 tonnes/an). Pour faire face aux besoins de plus en plus accrus du riz, le Niger fait recours à l’importation. Ainsi, les importations en riz ont évolués de 144 000 tonnes en 2010 à 526 000 tonnes en 2018. Face à cette situation de dépendance en riz, le Niger ne peut que redynamiser la filière sur toute sa chaine de valeur afin de ramener ces sorties de devises à la situation normale. Pour se faire, les hautes autorités ont décidé d'accélérer le rythme du secteur afin de parvenir à l'autosuffisance en 2023 et de libérer un stock de sécurité d'ici 2030.   

Pour inverser cette tendance, le Niger envisage de réviser sa stratégie rizicole afin de permettre au pays de devenir autosuffisant en riz en 2023. C’est dans ce contexte que s'est déroulée la première semaine de travail consacrée à la révision de la stratégie nationale de développement rizicole (tenue  du 22 au 26 Juillet 2019). 

Présidé par le Secrétaire général adjoint du Ministère de l'agriculture et de l'élevage, cet atelier a vu la participation des principaux acteurs des maillons de la chaîne de valeur du riz au Niger. L'objectif de l'atelier était à la fois le lancement des activités d’appui CARD au Niger et l’élaboration de la nouvelle stratégie de riz. 

 

Résultats clés / Résultat

En termes de résultats, il convient de noter que les participants ont élaboré le projet de stratégie pour le riz, qui constitue le cadre de référence pour toutes les interventions publiques en faveur du développement du secteur du riz. Son élaboration a suivi une approche participative impliquant tous les acteurs clés.

Les premiers résultats ont montré qu’il faille asseoir une architecture institutionnelle et organisationnelle transversale s’intéressant à la chaine de valeur et surtout atteindre des niveaux de production de près de 900 000 tonnes de paddy en 2023 et 1 520 000 en 2030. Pour se faire il faudra réhabiliter les 19 000 ha d’aménagement actuel et réaliser près de 50 000 ha nouveaux d’aménagements. En plus il faudra travailler à moderniser et intensifier les systèmes de productions à travers l’utilisation d’intrants respectant les normes agronomiques. 

Il ressort des projections que si la stratégie en cours d’élaboration n’était pas mise en œuvre le déficit en riz représenterait 445 000 Tonnes en 2023 soit près de 250 milliards de FCFA et que ce déficit ira s’accroissant pour atteindre un niveau de 648 000tonnes pour près de 350 milliards de FCA. Par contre si la nouvelle génération est mise en œuvre, le Niger pourrait atteindre l’autosuffisance en riz en 2023 et avoir un stock de sécurité de 39 358btonnes en 2023 et de 248 700 Tonnes en 2030.                         

La mise en œuvre de la stratégie aura des impacts sur le développement socio-économique du pays. À cet égard, on notera une augmentation de la couverture des besoins de consommation de riz d’environ 133% d’ici 2030 et une amélioration de la balance commerciale. En outre, le secteur privé sera fortement impliqué et de nouveaux emplois seront créés dans le secteur, au bénéfice des jeunes et des femmes.

La stratégie adoptée pour la durabilité des actions mises en œuvre repose principalement sur:

(i) le gouvernement se concentre sur son rôle régalien,                 

(ii) une plus grande implication du secteur privé dans la chaîne de valeur du riz et               

(iii) une approche de la demande par le biais d’une contractualisation ces acteurs le long de la chaine de valeur riz.                  

Actuellement, de nombreuses initiatives (40 projets) sont en cours ou en cours d’élaboration, ce qui permettra la mise en œuvre rapide de la nouvelle stratégie. 

Avec ces premières projections, il est prévu de poursuivre le processus afin de finaliser le document en décembre 2019. À cette fin, après les commentaires techniques, une deuxième semaine de travail sera organisée pour la détermination du coût et l'élaboration d’un plan d'action.

  

< VIDEO> 

1. Rwanda: modernizing agriculture in Bugesera to escape poverty (2019)

https://vimeo.com/318023582

2. African Development Fund - The New Rice for Africa (NERICA) Project (2016)

https://www.afdb.org/en/news-and-events/multimedia/video/african-development-fund-the-new-rice-for-africa-nerica-project-1139

3. NERICA, Le nouveau riz pour l'Afrique (2014)

https://www.afdb.org/fr/news-and-events/multimedia/video/nerica-the-new-rice-for-africa-891