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La deuxième semaine de travail sur la Révision de la stratégie nationale de développement de la riziculture au Niger

 

Au Niger, le riz est la troisième céréale, après le mil et le sorgho. Le riz joue un rôle important dans l'économie, la consommation des ménages urbains et ruraux et représente une source de revenus et une composante importante du régime alimentaire de nombreux ménages. Cependant, malgré cette importance, la demande de riz est nettement supérieure à l'offre locale. Cela a conduit à une augmentation des importations de riz. Pour inverser cette tendance, la CARD a organisé une première semaine de travail en Juillet 2019 pour déterminer les différentes stratégies qui pourraient permettre aux riz de jouer pleinement son rôle dans l’amélioration des revenus, la réduction de la balance commerciale et la réduction de l’insécurité alimentaire.   

 

Après un diagnostic du secteur, les forces, les faiblesses, les opportunités et des menaces ont été identifiées au cours de la première semaine de travail. Par la suite une deuxième semaine de travail a été organisée du 18 au 22 Novembre, afin d'élaborer le plan d’action de la stratégie, le cadre de rendement et d’en déterminer le coût. Présidé par le Directeur Général du Génie Rural (DGGR), l’atelier a vu la participation des principaux acteurs de la chaîne de valeur Riz au Niger. 

 

                  

 

Résultats clés / résultats.

Il a été convenu que l’objectif quantitatif de la SNDR serait la production de 1 525 856 tonnes de paddy en 2030. Cet objectif doit non seulement contribuer à répondre à la demande par le biais de la production locale, mais aussi permettre d’obtenir un excédent constituant un stock de sécurité. Le chemin pour atteindre cet objectif sera divisé en deux phases :

  • Première phase 2018-2023, où l'objectif est d'atteindre l'autosuffisance en riz. Pour ce faire, la stratégie consistera à consolider les acquis de la politique de promotion du secteur du riz et à initier la modernisation et l’intensification de la culture du riz. Plus précisément, il s’agira de procéder à une production du riz sur une superficie de 164 007 ha (41% irriguée et 59% en pluviale et bas-fonds). La production nécessitera également la fourniture de 5 275 tonnes de semences améliorées, de 23 051 tonnes d'urée, de 23 051 tonnes de NPK, de 10 tonnes d'herbicides et d'une tonne de fongicide. L'objectif est de produire 873 306 tonnes de paddy en 2023, soit 567 649 tonnes de riz blanc. Les besoins à la même date sont estimés à 528 291 tonnes, soit un excédent de 39 358 tonnes. 
  • Deuxième phase, 2023-2030, où l’objectif est d’accélérer le rythme de la production afin d’avoir 1/3 du niveau de la demande en surplus. Durant cette phase, les superficies rizicultivables seront d’environ 236 007 ha (50% irriguées et 50% non irriguées). Cela nécessitera la mise à disposition des quantités d’intrants suivants : 8 275 tonnes de semences améliorées, 35 451 tonnes d'urée et 35 451 tonnes de NPK. La production de riz atteindra près de 1 525 856 tonnes de paddy en 2030, soit 991 806 tonnes de riz blanc, pour une demande estimée à 743 091 tonnes. Cela correspond à une production supplémentaire de 248 715 tonnes de riz blanc. 

Les principales approches stratégiques qui seront adoptées lors de la mise en œuvre de la SNDR proposée sont les suivantes :  

  • Le gouvernement se concentre sur son rôle régalien ,     
  • Une extension des aménagements hydro agricoles et un maintien de la subvention des intrants ;                  
  • Une plus grande implication du secteur privé dans la chaîne de valeur du riz , et
  • Une approche participative basée sur la demande qui pourrait inclure la contractualisation  

Sur la base de ces premiers résultats, il est prévu de poursuivre processus de rédaction SNDR afin d’obtenir un premier projet de SNDR révisé en fin décembre 2019. Après l’obtention de ce premier draft, il sera organisé un atelier de validation en Janvier 2020 afin de disposer d’une version définitive de la SNDR révisé en février 2020.