JICA Tsukuba, September 2026 (French version)
Renforcer les capacités pour accélérer le développement de la riziculture en Afrique : 17 pays réunis à Tsukuba, au Japon
Tsukuba, Japon – Septembre–octobre 2026
Dans le cadre de la deuxième phase de la Coalition pour le Développement de la Riziculture en Afrique (CARD), 17 représentants de pays africains ont participé à deux sessions de formation organisées à Tsukuba, au Japon, dans le cadre du Programme de co-création de connaissances de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA). Consacrées à la promotion du développement de la riziculture en Afrique subsaharienne, ces sessions visaient à renforcer les capacités des participants en matière de développement de la filière rizicole, de mise en œuvre des Stratégies Nationales de Développement de la Riziculture (SNDR) et de mobilisation des ressources nécessaires à leur concrétisation.
Deux sessions de formation réunissant 17 pays africains
Le programme s’est déroulé en deux sessions distinctes destinées aux participants francophones et anglophones. La session francophone, organisée du 6 au 26 septembre 2026, a réuni des participants de 11 pays : l’Angola, le Burkina Faso, le Cameroun, la Guinée, la Guinée équatoriale, Madagascar, la Mauritanie, le Niger, la République centrafricaine, le Sénégal et le Tchad. La session anglophone, organisée du 23 septembre au 10 octobre 2026, a accueilli des participants de six pays : le Zimbabwe, la Gambie, le Nigeria, la Tanzanie, le Mozambique et le Soudan.
Impliqués à différents niveaux dans les processus de développement de la riziculture de leurs pays respectifs, les participants ont eu l’occasion de partager leurs expériences, d’identifier les défis communs et d’approfondir leur compréhension des différentes étapes de formulation, de mise en œuvre et de suivi des SNDR.
Le programme a également offert aux participants l’occasion de présenter aux équipes du siège de la JICA la situation du secteur rizicole dans leurs pays respectifs, favorisant ainsi des échanges constructifs sur les priorités nationales et les domaines nécessitant un accompagnement supplémentaire.
S’inspirer de l’expérience japonaise pour améliorer la production rizicole
Le programme a combiné des sessions techniques et des visites de terrain, permettant aux participants de découvrir différentes approches japonaises en matière de recherche rizicole, de production et de gestion de la chaîne de valeur du riz.
Les principaux thèmes abordés ont porté sur l’amélioration variétale et la résilience face au changement climatique, la gestion de l’eau et des systèmes d’irrigation, la production de semences certifiées et le contrôle de leur qualité, ainsi que les techniques de gestion post-récolte et de distribution.
Une attention particulière a également été accordée aux pratiques agricoles économes en intrants, à la riziculture biologique et aux liens entre production agricole et nutrition.
Au-delà du renforcement de leurs connaissances techniques et de leurs compétences pratiques, les participants ont été encouragés à identifier les pratiques susceptibles d’être adaptées aux contextes agroécologiques, institutionnels et économiques de leurs pays respectifs.
De la stratégie à l’action : renforcer la mise en œuvre des SNDR
L’un des principaux objectifs de la formation était d’approfondir la compréhension des participants du processus de développement des SNDR, depuis leur formulation jusqu’à leur mise en œuvre effective.
Les échanges ont mis en évidence l’importance d’une démarche continue reliant la définition des priorités nationales, la préparation des projets d’investissement, la mobilisation des ressources, le suivi des indicateurs et l’organisation des Revues Annuelles du Secteur Rizicole (RASR).
Les participants ont également été encouragés à adapter leurs actions au niveau d’avancement de leur pays. Alors que certains pays disposent déjà de stratégies validées et concentrent leurs efforts sur leur mise en œuvre, d’autres poursuivent encore les travaux de formulation ou de validation de leurs stratégies.
Placer la mobilisation des ressources au cœur des priorités
L’un des principaux enseignements de la formation a été de souligner l’importance de la mobilisation des ressources, condition essentielle pour transformer les priorités des SNDR en investissements concrets.
Les participants ont renforcé leur compréhension des démarches permettant d’établir un dialogue structuré avec les partenaires techniques et financiers, notamment à travers l’élaboration de notes conceptuelles bien structurées, l’identification de partenaires financiers potentiels et la prise en compte de leurs priorités stratégiques et de leurs cycles de programmation.
La formation a souligné qu’une mobilisation efficace des ressources ne se limite pas à la soumission de demandes de financement. Elle repose également sur la qualité des projets proposés, leur cohérence avec les priorités nationales et leur adéquation avec les stratégies des partenaires.
Cette approche vise à renforcer la capacité des pays à promouvoir des projets d’investissement crédibles et à accélérer la mise en œuvre de leurs stratégies de développement rizicole.
Dix-sept Plans d’Actions pour traduire les acquis de la formation en résultats concrets
À l’issue des deux sessions, les 17 participants ont été invités à élaborer chacun un Plan d’Actions individuel afin de traduire les enseignements de la formation en activités concrètes. Les 11 Plans d’Actions examinés lors de la session francophone couvrent la période d’octobre 2026 à septembre 2027 ; six autres plans correspondent aux participants de la session anglophone.
Ces plans définissent les principales activités à entreprendre au retour dans leurs pays respectifs, en tenant compte des besoins spécifiques de chaque pays et du niveau d’avancement de sa SNDR.
Les actions proposées comprennent notamment le renforcement des mécanismes nationaux de coordination, la préparation et la promotion de projets prioritaires, l’organisation de rencontres avec les partenaires techniques et financiers, l’amélioration du suivi-évaluation ainsi que l’adaptation de certaines pratiques techniques observées au Japon.
L’examen des Plans d’Action a montré que les participants avaient bien assimilé les principaux enseignements du programme, en particulier la nécessité d’établir un lien entre la planification stratégique, la mobilisation des ressources et la réalisation effective des investissements. Les deux sessions portent ainsi à 17 le nombre total de Plans d’Actions élaborés dans le cadre de cette édition.
Assurer un suivi pour pérenniser les acquis de la formation
La réussite de cette initiative dépendra également de la capacité des participants à concrétiser les engagements inscrits dans leurs Plans d’Actions.
À cet égard, le Secrétariat de la CARD, à travers ses Conseillers régionaux, poursuivra son accompagnement auprès des participants et des points focaux nationaux afin de faciliter le suivi des activités, d’identifier les difficultés éventuelles et de maintenir le dialogue avec les partenaires concernés.
Une attention particulière sera accordée à la mobilisation des ressources, à la préparation de projets susceptibles d’attirer des financements et au renforcement des capacités nationales en matière de plaidoyer fondé sur des données probantes.
Vers une mise en œuvre plus efficace des stratégies de développement rizicole en Afrique
Les deux sessions de formation de Tsukuba constituent une contribution importante au renforcement des capacités des acteurs nationaux de 17 pays africains engagés dans le développement de la riziculture en Afrique subsaharienne.
En associant l’expérience japonaise, les échanges entre pays africains et la préparation de Plans d’Action nationaux, la formation a permis de consolider les connaissances techniques et institutionnelles nécessaires à la mise en œuvre des SNDR.
Elle a surtout rappelé que l’élaboration d’une stratégie ne constitue qu’une première étape : sa réussite repose sur l’engagement des parties prenantes, la disponibilité des financements et la réalisation d’actions concrètes au bénéfice de la filière rizicole.
À travers cette initiative, la CARD réaffirme son engagement à accompagner les pays membres dans leurs efforts visant à accroître durablement la production rizicole, à renforcer la résilience du secteur et à contribuer à la sécurité alimentaire à travers l’Afrique.