JICA Tsukuba 2026 (French version)

La promotion du développement de la riziculture en Afrique dans les pays de l’Afrique sub-saharienne

 

22 janvier au 05 février 2026 (pays francophones)
et du 05 au 20 février 2026 (pays anglophones)

 

De Tsukuba à l’Afrique : transformer la stratégie rizicole en résultats concrets

Le stage Knowledge Co-Creation Program (KCCP), initiative annuelle de l’Agence Japonaise de Coopération Internationale (JICA), vise à renforcer les capacités des pays africains à travers des formations ciblées. Cette édition, consacrée à la promotion du développement de la riziculture en Afrique subsaharienne, a réuni des pays membres de la Coalition pour le Développement de la Riziculture en Afrique (CARD) afin de s’inspirer de l’expérience japonaise et de soutenir la mise en œuvre de leurs stratégies nationales de développement de la riziculture. Un accent particulier a été mis sur la mobilisation des ressources, notamment à travers l’engagement des gouvernements, des partenaires techniques et financiers, des plateformes existantes et du secteur privé. La formation, organisée sur trois semaines au centre JICA de Tsukuba, s’est déroulée en deux sessions (francophone et anglophone) avec l’appui des coordonnateurs et conseillers régionaux de la CARD, sous la coordination générale de NTC International.

Une immersion dans un modèle de rigueur et de performance

À Tsukuba, les participants ont observé de près ce qui fait la force du modèle japonais : organisation structurée de la filière, maîtrise de la qualité des semences, gestion post-récolte efficace, coordination institutionnelle fluide.

Le message est sans ambiguïté : la performance agricole ne repose pas uniquement sur les financements, mais sur la discipline stratégique, la planification rigoureuse et la cohérence entre acteurs publics et privés.

 

Des plans d’action clarifiés et priorisés

Chaque pays est reparti avec un plan d’action SNDR consolidé, intégrant :

  • des priorités d’investissement clairement définies ;
  • des responsabilités précises (Ministère, Task Force, Point Focal) ;
  • des échéances opérationnelles ;
  • des livrables mesurables.

Il ne s’agit plus d’intentions générales, mais d’engagements structurés.

 

Mobiliser autrement : moins d’événements, plus d’impact

L’un des tournants majeurs de la mission concerne la mobilisation des ressources. Les pays ont affiné leurs choix entre :

  • Revue Annuelle du Secteur Rizicole (RASR),
  • tables rondes bailleurs,
  • visites ciblées auprès des partenaires techniques et financiers.

Mais au-delà du mécanisme retenu, une conviction partagée s’impose : la crédibilité d’un pays se construit sur la qualité de ses projets.

La priorité n’est pas de multiplier les Notes Conceptuelles, mais de concentrer les efforts sur quelques projets solides, chiffrés, territorialisés et réellement finançables. La bancabilité devient le nouveau standard.

 

Ancrer les acquis dans les décisions nationales

Les prochaines étapes seront décisives. Les enseignements de Tsukuba seront restitués aux Ministères de l’Agriculture et aux Task Forces riz afin de sécuriser une appropriation politique et technique immédiate.

L’objectif est simple : démontrer rapidement que cette mission se traduit par :

  • des décisions formalisées,
  • des actions visibles à court terme,
  • des partenaires mobilisés autour de priorités claires.

 

Une dynamique enclenchée

La mission de Tsukuba confirme une évolution stratégique importante pour la CARD : les pays disposent désormais d’une vision consolidée, d’outils structurés et d’une trajectoire crédible pour accélérer la transformation de leur secteur rizicole.

De Tsukuba aux capitales africaines, l’ambition est désormais de convertir la stratégie en résultats mesurables — et de renforcer durablement la compétitivité du riz africain.